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LA CIMADE




L’année des 70 ans de La Cimade aura été l’occasion de mesurer, non seulement l’actualité des problèmes de l’immigration et les tensions sévères qu’elle provoque même dans une société démocratique, mais surtout la capacité de La Cimade à résister à des attaques parfois violentes. Certes, une bataille a été en partie perdue, c’est celle de notre présence dans tous les centres de rétention. Nous avons choisi le terrain du droit, et cela a permis d’obtenir la confirmation, par les plus hautes juridictions, de la nécessité de la présence d’associations indépendantes, aux côtés des migrants expulsés, pour les aider à faire valoir leurs droits. Cela n’a pas empêché l’éclatement de cette mission entre cinq intervenants placés en concurrence dans une logique de marchés, mais depuis, heureusement, une étroite coopération s’est établie entre eux.

Pour faire reconnaître les droits des immigrés dans les démocraties occidentales, il ne suffit plus de démontrer qu’elle correspond à l’intérêt économique et social à long terme de ces pays, car à la première crise, on l’a vu, les intérêts à court terme tendent à remettre en question les principes qui apparaissaient les mieux établis. Cette reconnaissance, il nous faut la conquérir tous les jours et dans tous les domaines où elle est mise en cause, qu’il s’agisse des libertés fondamentales ou des droits essentiels comme le logement, la santé, la formation ou l’emploi. Il faut en plus mobiliser, c’est-à-dire convaincre, en particulier les élus, et construire des partenariats.

C’est l’ensemble de ces considérations, jointes aux sollicitations de nos partenaires, qui nous ont convaincus qu’il fallait revoir notre démarche politique, c’est-à-dire notre réponse aujourd’hui à la question « quelle politique d’immigration dans la France européenne de 2012 ? ». Prendre la parole sur ce thème est plus difficile que jamais : l’Europe a pris un virage délibérément restrictif et toute supposée coordination européenne de la politique d’asile se traduit systématiquement par une réduction des droits des migrants. Les majorités électorales cèdent de plus en plus souvent à la pression de minorités anti-migrants qui gagnent des voix, et les instances mondiales semblent de plus en plus souvent ignorer les atteintes aux conventions internationales qui semblaient les plus solides.

C’est dans ce contexte que La Cimade a élaboré et adopté en juin dernier 40 propositions réunies dans un texte au titre à la fois ambitieux et réaliste : « Inventer une politique d’hospitalité ». Puisse une telle interpellation de l’opinion publique et des responsables politiques faire évoluer leurs positions lors des prochaines élections.

Patrick PEUGEOT
Président de La Cimade





70 ans de solidarité active
avec les migrants, réfugiés
et demandeurs d’asile
Créée en 1939 pour venir en aide aux personnes déplacées par la guerre puis aux « indésirables » internés dans les camps, La Cimade poursuit depuis plus de 70 ans la même mission : protéger les hommes et les femmes déracinés qui ont un jour quitté leur pays pour échapper à la violence ou à l’extrême pauvreté, dans l’espoir de trouver en France une vie meilleure.
Forte d’un réseau de 2 500 bénévoles, La Cimade est aujourd’hui la principale association d’aide et de défense des migrants et demandeurs d’asile en France, et la seule à agir dans 3 domaines complémentaires :
Accueillir, accompagner et défendre les migrants
La Cimade accompagne les migrants dès leur arrivée sur notre sol et à chaque étape de leur parcours, en leur apportant une assistance humaine, administrative et juridique, en leur proposant un hébergement ou des formations au français, en étant à leurs côtés dans leurs démarches quotidiennes et demandes de séjour ou d’asile, dans les centres de rétention ou les
prisons, en défendant leurs droits auprès des autorités et en les aidant à s’insérer dans notre société.
Changer le regard de la société.
Par ses actions d’information, de témoignage et de sensibilisation à la condition, aux apports et aux droits des migrants, La Cimade lutte contre les préjugés et favorise un autre regard sur les étrangers afin de renforcer la solidarité entre les peuples. Construire des politiques d’immigration justes et responsables
Témoin des réalités vécues au quotidien par les migrants et de pratiques administratives en constant durcissement, La Cimade intervient directement auprès des pouvoirs publics, par la publication de travaux d’analyse, de rapports, ainsi que des actions de plaidoyer et de lobbying. Tout cela dans un même but : changer les perspectives des politiques d’immigration et proposer des alternatives concrètes, justes, responsables et respectueuses des droits humains.

La Cimade en 2010
113 000 personnes conseillées, accompagnées, hébergées…
136 points d’accueil, permanences et
programmes de formation au français
2 500 bénévoles actifs organisés
en 83 groupes dans 13 régions
14 000 donateurs actifs
92 salariés
11 partenaires dans 6 pays du Sud



LES ACTIONS

Accompagner les migrants et défendre leurs droits

Chaque année, La Cimade accueille dans ses permanences des dizaines de milliers de migrants, réfugiés et demandeurs d’asile, et accompagne individuellement une grande partie d’entre eux : assistance humaine et sociale, suivi dans leurs démarches juridiques et administratives, formation au français, défense de leurs droits devant les autorités, hébergement dans ses deux centres de Massy en région parisienne et de Béziers dans l’Hérault…

En 2010, La Cimade renforce son aide aux demandeurs d’asile en situation d’errance.
La situation des demandeurs d’asile en matière d’hébergement s’est particulièrement aggravée ces dernières années. En 2010, La Cimade a dû faire face à une crise sans précédent des conditions de prise en charge des demandeurs d’asile. En effet, les 21 400 places disponibles en CADA sur l’ensemble du territoire ne suffisent plus à accueillir l’ensemble des demandeurs d’asile, ne couvrant en 2009 que 26% des besoins. Et les 1 000 places supplémentaires annoncées en 2010 par le Ministère de l’Immigration ne suffisent pas à pallier ce manque de solutions. Résultat : des milliers de demandeurs d’asile se retrouvent sans hébergement, condamnés à dormir dehors, à squatter des bâtiments ou à avoir recours aux dispositifs d’urgence, eux-mêmes saturés. Actuellement, ce sont près de 30 000 demandeurs d’asile qui sont en attente d’une place en CADA (dont 13 022 hébergés dans des dispositifs d’urgence), et le délai moyen pour y entrer est de 13 mois.

Or, en 2010, cette situation s’est encore aggravée avec la réforme dite de la « régionalisation » des demandes d’asile, qui contraint les demandeurs à déposer leur dossier à la préfecture de région, et non plus à la sous-préfecture la plus proche de leur lieu d’hébergement provisoire. Cette réforme, associée à la politique actuelle de suppression progressive des plateformes d’accueil associatives mises en place depuis 2000 pour accompagner les demandeurs d’asile dans leurs démarches, a des conséquences dramatiques : allongement des délais de convocation puis d’examen des demandes d’asile, demandeurs obligés de parcourir des dizaines, voire des centaines de kilomètres pour se rendre à la préfecture de région…

Partout en France, les 2 500 bénévoles de La Cimade se sont ainsi mobilisés, sur le terrain, pour faire face à la situation toujours plus dramatique des demandeurs d’asile, soit pour leur proposer autant que possible des solutions de prise en charge, soit pour interpeller les pouvoirs publics. Parallèlement à cette action exceptionnelle, La Cimade a accueilli et soutenu plus de 100 000 migrants dans l’ensemble de ses permanences, leur apportant essentiellement un soutien juridique : constitution de dossiers, accompagnement auprès des autorités, rédaction de recours, etc.



» ZOOM SUR…
La lutte pour la régularisation des travailleuses er travailleurs sans-papiers
Pavillons-sous-Bois, Seine-Saint-Denis, juillet 2008 : 17 manoeuvres sans-papiers, qui travaillent dans une décharge à ciel ouvert où ils manipulent les plaques d’amiante à mains nues, se mettent en grève au risque d’être arrêtés et expulsés, pour dénoncer leurs conditions de travail et le non respect de leurs droits les plus élémentaires. Le mouvement de lutte des travailleurs sans-papiers est lancé et ne fera que se renforcer au fil des mois, puis des années, avec le soutien de plusieurs syndicats et associations dont La Cimade. Depuis 2008 et jusqu’en 2010, des milliers de travailleurs sans-papiers ont ainsi trouvé le courage de sortir de l’ombre pour demander des critères justes et clairement définis de régularisation par le travail. Principale victoire : un changement de regard de l’opinion publique, qui a pris conscience que les travailleurs sans-papiers n’étaient pas des clandestins abusant des aides sociales, mais des salariés exploités qui cotisent et paient des impôts, sans pour autant avoir les mêmes droits que les travailleurs français. Autre résultat concret : 3 900 dossiers de salariés sans-papiers déposés dans les préfectures dans le cadre des accords conclus avec le gouvernement le 18 juin 2010. Mais à ce jour, seulement 1 500 titres de séjour (récépissés de demande ou cartes de séjour) ont été octroyés, alors que l’accord prévoyait un examen des dossiers dans les quatre mois. En effet, si le texte gouvernemental obtenu dans le cadre de cet accord précise les critères de régularisation et reconnaît aux grévistes le droit de séjourner et de travailler dans l’attente du dépôt de leur dossier à la direction du travail de leur lieu professionnel, il n’a toutefois pas de caractère contraignant pour l’administration. La Cimade poursuit donc le combat auprès des travailleurs sans-papiers pour faire respecter ces engagements.
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Agir auprès des étrangers enfermés

Présente dans 12 centres et 6 locaux de rétention administrative pour y faire respecter les droits des personnes enfermées dans l’attente de leur expulsion, La Cimade intervient aussi dans 71 établissements pénitentiaires par l’intermédiaire d’un important réseau de bénévoles. Cette présence quotidienne auprès d’environ 13 000 étrangers enfermés, dont plus de 10 000 en rétention, lui permet non seulement d’apporter un soutien humain et juridique à ces personnes, mais également de témoigner d’une réalité peu connue de l’opinion publique.

En 2010, La Cimade engage un travail commun avec les autres associations intervenant en rétention.
De 1984 à 2009, La Cimade a été la seule association habilitée à intervenir dans les centres et locaux de rétention administrative. Aujourd’hui morcelée, cette mission est soumise à des appels d’offre du Ministère de l’Immigration, dont l’un des objectifs est d’empêcher toute vision globale de la situation en rétention. La Cimade, désormais présente dans 12 centres et 6 locaux, s’est donc rapprochée en 2010 des autres associations intervenant désormais en rétention pour élaborer des prises de position communes, défendre les revendications auprès du Ministère et préparer un rapport annuel global sur les centres et locaux de rétention administrative. La Cimade travaille également à l’élaboration de nouvelles formes d’action auprès des étrangers retenus afin de ne pas dépendre de la logique des marchés publics pour mener à bien cette mission essentielle.

Publications :
En 2010, La Cimade a publié le Rapport 2009 sur les centres et locaux de rétention administrative : le dernier rapport bénéficiant de sa vision globale de la rétention en France, qui rend compte en 215 pages de l’évolution des conditions de séjour et d’exercice des droits dans tous les centres et locaux de France métropolitaine et d’outre-mer. En octobre, La Cimade a également publié chez Actes Sud un recueil essentiel de témoignages : Chroniques de rétention 2008-2010.



» ZOOM SUR…
La Cimade rejoint le Groupe National de Concertation Prison
En 2010, La Cimade a rejoint l’Association nationale des visiteurs de prison (ANVP), les Aumôneries catholique, musulmane et protestante des prisons, la Croix Rouge française, la FARAPEJ, la FNARS, le GENEPI, le Secours Catholique et l’UFRAMA au sein du Groupe National de Concertation Prison (GNCP) : un groupe réunissant les principaux acteurs associatifs intervenant dans l’ensemble des prisons françaises et dont la mission est de témoigner des conditions de détention et de faire respecter les droits des personnes enfermées. Le GNCP organise notamment chaque année les Journées nationales prison, dont l’édition 2010, qui s’est déroulée du 22 au 28 novembre sur le thème « Prison : la dernière grande muette ? », a permis d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur la liberté d’expression, un droit fondamental de plus en plus bafoué dans nos prisons.

MOBILISATIONS ET PLAIDOYERS
En finir avec les renvois vers la Grèce
Depuis plusieurs années, La Cimade et de nombreuses associations alertent les pouvoirs publics sur l’état catastrophique du système d’asile en Grèce. Ce constat a été établi par de nombreuses institutions, dont le HCR et le Conseil de l’Europe. Le 21 janvier 2011, Grande chambre de la Cour européenne de sauvegarde des droits de l’Homme a finalement rendu un arrêt de principe sur les renvois vers la Grèce dans le cadre du Règlement Dublin II.
Dans cette décision, la Cour reconnaît qu’il existe des lacunes graves dans la procédure d’asile en Grèce, et condamne la Belgique pour avoir appliqué de manière automatique, et sans prendre en considération les risques de mauvais traitements et de renvoi dans son pays d’origine qu’invoquait un demandeur d’asile afghan, le règlement Dublin II. Ce dernier autorise les états membres de l’Union Européenne (UE) à renvoyer les demandeurs d’asile arrêtés sur leur territoire vers le pays par lequel ils sont entrés sur le territoire de l’UE.
La Cimade a donc demandé que le gouvernement français cesse de mettre en oeuvre le règlement Dublin II vers la Grèce et que les personnes concernées soient admises au séjour et à la procédure d’asile en France, ce qui a été fait par une circulaire du 1er avril 2011. Plus généralement, La Cimade plaide pour que l’Union Européenne revoie complètement le règlement Dublin. Il faut remettre le système d’asile européen sur ses pieds en arrêtant de dénier les besoins de protection des personnes, et en prévoyant un mécanisme leur permettant de demander asile dans le pays de leur choix et où elles ont des liens familiaux ou culturels.


Construire des solidarités internationales

Défense des droits des migrants dans les pays de transit, aide aux réfugiés et aux personnes expulsées, valorisation des migrants comme acteurs de développement ou encore construction de la paix : depuis plus de 50 ans, La Cimade apporte son soutien à de nombreux projets portés par des associations partenaires dans les pays du Sud, dans le but de renforcer les sociétés civiles et de favoriser ainsi un développement fondé sur les droits humains.
En 2010, La Cimade renforce son soutien à l’Association Malienne des Expulsés (AME)
Depuis 1996, l’AME se mobilise pour venir en aide aux personnes expul-sées vers le Mali, qu’elles soient ou non originaires de ce pays : accueil à leur arrivée, accompagnement juridique, psychologique et médi-cal, soutien matériel, défense de leurs droits auprès des autorités… À travers son appui technique et sa participation aux frais de fonction-nement de l’association, La Cimade constitue un partenaire essentiel de l’AME, qui a pu en 2010 poursuivre son développement avec la création de 5 nouveaux postes.
Plus généralement, dans un contexte où l’Europe continue d’im-poser aux pays dits « de transit » le contrôle par tous les moyens des flux migratoires, La Cimade pour-suit son soutien aux associations oeuvrant pour la défense des droits des migrants au Mali, au Sénégal, au Niger, en Mauritanie, au Maroc et en Algérie, et bientôt en Tunisie et en Côte d’Ivoire.



» ZOOM SUR…
Le projet régional « Loujna Tounkaranke »
Appliquant la logique sécuritaire qui leur est imposée par l’Union européenne, les pays de transit comme le Maroc, le Mali ou la Mauritanie sont devenus des enfers pour les migrants obligés de les traverser pour atteindre l’Europe : généralisation des camps d’enfermement, violences, humiliations, racket, refoulements meurtriers... Or, à la violence des autorités s’ajoute parfois celle de la population ! En effet, dans grand nombre de ces pays, l’émigration clandestine est considérée comme un délit, favorisant la stigmatisation des étrangers, le racisme et la xénophobie. À travers son projet régional « Loujna Tounkaranke », mélange d’arabe et de soninké signifiant « comité des migrants », La Cimade ne se contente donc pas d’apporter son soutien financier et technique aux associations locales de défense et de protection des migrants. En 2010, elle a également permis à ces associations de développer d’importantes actions de sensibilisation et de plaidoyer pour déconstruire les représentations négatives des migrants subsahariens et susciter des élans de solidarité parmi l’opinion publique et les autorités. Au Maroc par exemple, l’association GADEM a pu organiser la première édition locale du festival migrant’scène et mettre en place de nombreux événements culturels et sportifs visant à changer de regard sur les migrants. En Mauritanie, 160 représentants associatifs, migrants, universitaires et institutionnels d’Afrique et d’Europe se sont réunis lors d’un forum « Regards croisés sur les migrations et le développement ». La Cimade a également permis à des associations maliennes et mauritaniennes de mener une première mission commune à la frontière entre ces deux pays, où sont sauvagement refoulés de nombreux migrants. À cette occasion, un film documentaire a été tourné, diffusé dans différentes villes de France lors du festival migrant’scène et remis à l’ensemble des partenaires pour une diffusion au Mali, en Mauritanie, au Niger et en Algérie : « Migrants sahéliens, cris, larmes et alarmes ».


MOBILISATIONS ET PLAIDOYERS
Non à l’implantation d’Agrexco dans le port de Sète !
Détenue à hauteur de 50 % par l’Etat israélien, Agrexco est l’exportateur principal des produits issus des colonies de la vallée du Jourdain, où 7 000 colons se sont appropriés 95% des terres et contrôlent 98% de l’eau, réduisant les paysans palestiniens à la misère ou à l’exil. Avec la Confédération Paysanne, l’Association France Palestine Solidarité, ATTAC et l’Union Juive Française pour la Paix, La Cimade a créé en Languedoc Roussillon la « Coalition contre Agrexco », refusant que cette société participant à l’oppression du peuple palestinien s’implante dans le port de Sète. Différentes actions juridiques ont ainsi été menées en 2010 contre ce projet, et ont abouti en janvier 2011 à la saisie par un huissier des documents de certification d’origine des produits débarqués par Agrexco sur le port de Sète. Résultat : l’intervention a confirmé la présence de produits issus des colonies, contraires au droit international.

Publication
Fruit de la mission réalisée à Nioro du Sahel, à la frontière entre la Mauritanie et le Mali, le rapport « Prisonniers du désert » dresse un état des lieux des migrations sur cette zone, enrichi de nombreux témoignages y attestant de la violation des droits des migrants. Ce document alimente aujourd’hui nos actions de plaidoyer en France et en Europe.

Témoigner, informer et mobiliser

À travers ses travaux d’analyse, ses rapports, ses communiqués ou encore sa revue Causes communes, La Cimade rend compte des réalités vécues par les migrants, victimes de pratiques en constant durcissement, et construit des propositions pour changer les perspectives des politiques d’immigration. Au-delà de ses actions de lobbying et de plaidoyer auprès des pouvoirs publics, elle mène également de nombreuses actions auprès grand public afin de favoriser un autre regard sur les migrants et renforcer la solidarité entre les peuples.
70 ans d’histoire : une année anni-versaire pour mettre en perspective l’action de La Cimade.
Tout au long de l’année, La Cimade a multiplié partout en France actions de communication, rencontres et événements culturels visant à comprendre l’histoire des migrations dans notre pays, à mieux questionner le présent et à imaginer un avenir solidaire des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile. À partir de septembre, les citoyens et citoyennes étaient notamment invités à « faire circuler les utopies » sur un blog dédié où ont été recueillis une multitude de sons, de mots, de rêves composant nos imaginaires sur les migrations. Ces fragments étaient au coeur de l’événement de clôture de ces 70 ans : une journée au Théâtre du Soleil rythmée par des spectacles, des expositions, des tables rondes et un grand bal.


» ZOOM SUR…
Le festival migrant’scène
Il y a 10 ans, les bénévoles de La Cimade à Toulouse créaient le festival « Voyages, regards croisés sur les migrations » pour faire évoluer les regards sur les étrangers et favoriser une dynamique de solidarité envers les pays du Sud. Au fil des ans, le festival s’est développé, enrichi, et est devenu en 2006 « migrant’scène », un rendez-vous national désormais incontournable ! Pour l’édition 2010, qui s’est déroulée du 12 au 28 novembre, les bénévoles de 30 villes de France ont ainsi organisé près de 200 événements culturels : spectacles, concerts, rencontres, projections de films…


MOBILISATIONS ET PLAIDOYERS
Ni une ni deux : une campagne contre la double violence faite aux femmes étrangères.
De plus en plus de femmes migrantes sont victimes de violences conjugales, de crimes d’honneur, de mutilations sexuelles, ou de traite des êtres humains, d’esclavage moderne et de proxénétisme... Après avoir mis en place une permanence d’accueil dédiée en Île-de-France, où elle accompagne chaque année près de 300 femmes, La Cimade île-de-France a mené de février à avril 2010 une grande campagne pour mettre fin à la double violence faite aux femmes étrangères : « Ni une ni deux », dont l’objectif prioritaire était de faire respecter la loi reconnaissant aux personnes étrangères de violences le droit d’être protégées et mises à l’abri, quelle que soit leur situation administrative.

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